Coup de rabot sur les bâtiments écolos !


  • Décidément, le secteur du développement durable apparaît comme la victime préférée des plans d’austérité. Un coup de semonce des marchés financiers, et c’est l’ensemble des politiques publiques en faveur des énergies propres qui trinquent.
  • Cette semaine, le gouvernement annoncera un important coup de rabot sur les privilèges fiscaux accordés aux investisseurs qui acquièrent des biens immobiliers basse consommation (norme BBC).
  • Il y a quelques temps, ce sont les particuliers et les entreprises qui avaient investit dans l’énergie éolienne ou solaire, qui ont perdu leurs incitations fiscales et assisté à une baisse des prix de rachat de l’électricité par EDF.
  • Bref, dès qu’il y a crise, la machine à sacrifier l’avenir se remet en route. Les investissements qui créeront la croissance de demain, pour reprendre la formule bien connue, sont découragés pour raisons budgétaires.
  • Au final, tout cela ne serait pas si grave si ces interruptions ne réduisaient pas les effets positifs induits par les dépenses des années précédentes.
  • Il est aussi vrai que les acteurs du développement durable (entreprises mais aussi représentants des particuliers qui ont investit dans l’éolien ou le solaire) ont leur part de responsabilité.
  • A force de demander des privilèges fiscaux – comparable à celle que le Monarque accordait à ses seigneurs sous forme d’immunité fiscale –  les acteurs du développement durable placent  leurs secteurs sous la coupe des ajustements budgétaires. Ils favorisent aussi l’apparition de bulles spéculatives qui peuvent dérégler l’ensemble de l’économie.
  • Le monde du développement durable gagnerait à imaginer un autre levier de croissance que les simples effets d’aubaine induits par la défiscalisation, s’il ne veut pas être sacrifié sur l’autel de la rigueur qui surgit après chaque emballement des marchés.

Laisser un commentaire »

On achève bien le photovoltaïque !

En août 2010, le gouvernement avait annoncé un premier coup d’arrêt au déploiement du photolvaique en France, en prétextant une baisse des coûts d’équipements. Puis le gouvernement avait décidé d’un moratoire en décembre dernier, particulièrement cruel pour de nombreux entrepreneurs qui venaient de finaliser leur projet.

Or, selon Batiactu, la majorité s’apprêterait à récidiver sur la recommandation du Conseil de régulation de l’énergie pour décider d’une nouvelle baisse des tarifs d’achat cet été. Et ce malgré les récentes déclarations de Nathalie Kocizko Morizet qui avait promis la relance d’un plan photovoltaïque. Une mesure qui devrait décourager les particuliers d’installer du photovoltaïque – surtout lorsqu’ils comptent sur les revenus destinés à rembourser un crédit d’investissement – qui leur permet de financer l’acquisition des panneaux solaires.

Les baisses du tarif d’achat pourraient ainsi atteindre entre 7,5% et 9,5% pour les futurs projets d’énergie propre. Autant dire que le rendement de l’investissement en prend un sacré coup !

Pendant ce temps, là le collectif « Touche pas à mon panneau solaire » se mobilise sur le cas d’un chef d’entreprise pris dans une situation kafkaienne. Ce dernier avait finalisé un projet de panneaux solaires juste avant la décision du moratoire. Aujourd’hui, alors que ses panneaux sont prêts, on lui refuse un raccordement au réseau électrique qui lui permettrait de vendre sa production.
Autant dire que cette décision est synonyme de ruine.

Mais au-delà du cas particulier, elle montre la volonté de la majorité d’étouffer tout autre type d’énergie qui pourrait un jour concurrencer le nucléaire. Et dire que pendant ce temps là, nos voisins d’outre-rhin se préparent à devenir les leaders mondiaux des énergies renouvelables ! La filière photovoltaique prévoir d’employer 500 000 salariés d’ici 5 ans en Allemagne…

Commentaire (1) »

Sortie du nucléaire : pas de débat en France

Alors que l’Allemagne prévoit que 100% de son énergie viendra des énergies renouvelables ( éolienne, géothermie, solaire) en 2050, la France mise toujours sur le nucléaire. Qui gagnera la bataille ?

Actuellement, moins d’un tiers de l’électricité est d’origine nucléaire en Allemagne. On estime même que 30% de l’énergie sera d’origine renouvelable en 2030. Actuellement 15% de l’énergie est d’origine verte. Les Allemands sont aussi en première ligne dans le projet Désertech, qui consiste à installer des panneaux photovoltaiques dans le Sahara. Ce projet pourrait permettre de couvrir 15% des besoins en électricité de l’Europe entière d’ici 2050.

En France , 80% de l’électricité est d’origine nucléaire. La France compte dans les prochaines années sur les nouveaux réacteurs EPR qui permettent de produire plus d’électricité tout en consommant moins d’uranium. Les avantages consentis pour les énergies renouvelables (crédits d’impôts, coûts de rachats avantageux, exonération de TVA) ont été supprimés ou nettement amoindris en 2010. Les principaux acteurs de la filière énergie renouvellable accusent régulièrement le lobby nucléaire de leur mettre des bâtons dans les roues.

Alors que l’Allemagne utilise encore de nombreuses centrales à charbon, la France dispose d’une énergie électrique plus propre sur le plan du bilan carbone.  Cette stratégie va de pair avec le passage à la voiture électrique qui devra être entamée en 2012.

Pour autant, les partisans du nucléaire, obsédés par les rendements et les coûts à court terme négligent un facteur essentiel dans leurs calculs : le nucléaire n’est pas populaire en France. Là où les énergies renouvelables font la fièrté des allemands (ils sont numéro 2 dans le secteur des éoliennes).

Pire encore, après Fukushima, le nucléaire est vécu comme une source d’insécurité. Ce caractère anxiogène, qui se renforcera à chaque alerte dans une centrale, conduira les dirigeants de tous les pays à abandonner le nucléaire. Et lorsque les coûts de production du renouvelable seront compétitifs, d’ici 10 à 15 ans selon les allemands, le nucléaire n’aura plus aucun avantage. Surtout si on intègre les coûts de traitements des déchets qui vont augmenter…

Autre  facteur qui contribuera à démoder le nucléaire, l’organisation de la production d’énergie se fera en réseau, un peu à la manière de la toile internet. Chaque foyer ou immeuble aura ses sources de productions d’énergie renouvelable, en fonction des régions où ils se situent. En théorie, si on mettait 2 éoliennes par commune, on produirait assez d’électricité pour fournir l’ensemble du pays. Dans ce contexte, la France risque de se trouver ne porte à faux avec des modes de productions souples, alors que l’énergie nucléaire nécessite une production centralisée et lourde en terme de sécurité.

Laisser un commentaire »

L’hôtellerie se met aux bâtiments écologiques :

Si la réduction de l’emprunte carbone dans notre vie quotidienne a souvent été associées à des préoccupations de riches, une nouvelle chaîne d’hôtels vient de démontrer qu’économies d’énergies riment aussi économies tout court.

A 39 euros la chambre single et à 69 euros la chambre familiale, les tarifs pratiqués se situent dans le bas de l’échelle de ceux pratiqués par l’hôtellerie en France.

Le nom judicieux de la chaîne d’hôtel qui va s’appeler Eco-Nuit propose des chambres qui allient confort  classique (wi-fi, écran plat, salle de bain et toilettes) et performance énergétique. L’idée, jaillie du cerveau de l’architecte Joel Guimbert, a de quoi séduire.

Le bâtiment a été conçu selon des normes écologiques éprouvées. La structure en béton cellulaire assure une isolation thermique haut de  gamme. L’hôtel ne propose pas de chauffage ni de clim. Les matériaux en thermopierre ( mélange de chaux, alumine et ciment blanc) assure une bonne température ambiante toute l’année.

L’eau chaude est chauffée grâce à l’énergie solaire. L’hôtel dispose de panneaux solaires sur le toit.

Les économiseurs d’eau, chasse d’eau double flux et réducteurs de pression, permettent de réduire la consommation de l’hôtel sans dégrader le confort de la clientèle.

Enfin , l’éclairage LED et des détecteurs de mouvement qui permettent d’alumer  et d’éteindre la lumière automatiquement permettent d’économiser l’électricité.

Au quotidien, Eco nuit propose des petits déjeuner à base de produits bios et utilise des produits ménager verts pour le ménage dans les chambres.

Et en plus, Econuit communique à chaque client la dépense écologique moyenne d’une nuit dans son hôtel comparée à celle d’un hôtel classique.

Deux hôtels devraient ouvrir prochainement sur la Presqu’île de Guérande et dans l’Ouest de la France.

Sur le plan économique, l’investissement réalisé est de 3,5 millions d’euros. L’entreprise mise sur le développement sous-forme de franchise, estimant que le surcoût d’un hôtel écologique est seulement de 5% par rapport à un hôtel classique.  La marque ne précise pas encore si les franchisés convertis à l’écologie seront éligibles à des aides ou des crédits d’impôts écolos accordés par le gouvernement.

Commentaire (1) »

Du matériel écolo pour les entreprises

On n’en parle pas assez mais les entreprises sont certainement celles qui provoquent le plus dégâts pour notre environnement : non traitement de leur déchets, non respect des normes de qualité, utilisation abusive de papier, matériel informatique alimenté en permanence, j’en passe et des meilleurs. Cependant toutes les entreprises ne sont pas dans ce cas et certaines tentent de faire changer les mentalités en encouragents leur employés à penser développement durable.

J’ai découvert dans la cadre de mon travail qu’il est possible d’acheter du matériel pour entreprise respectueux de l’environnement. Sur le site JM-bruneau.fr par exemple, on peut trouver un large choix de produits classés dans une rubrique “achats citoyens” qui sont conformes à la norme environnementale ISO 14001. Parmi ces références, on retrouve par exemple des gobelets biodégradables pour boire du café écolo, des cahiers fabriqués à partir de matériaux recyclés et tout un tas d’objets utilisés quotidiennement au bureau qui s’il sont utilisés peuvent permettre aux entreprise de mettre un pas dans un démarche de respect de l’environnement.

En fouillant un peu sur le site, j’ai découvert qu’il avaient conclut un partenariat avec le WWF qui recommandaient leur gamme de produits écologique. Il ont lancé le site 1mndepause.fr pour faire parler de cet accord avec le WWF, je vous invite donc à parcourir leurs pages pour en savoir plus !

Laisser un commentaire »

Le marché s’emballe sur l’immobilier BBC

Dans un article de l’Express, Benjamin Nicaisse, le PDG de Cerenicimo révèle qu’ « en l’espace d’un an, les promoteurs ont leurs tarifs de 5% à 7% sous prétexte qu’il est plus compliqué et coûteux de construire durable ».

Comme nous l’avions déjà expliqué (lire : le BBC fait il  grimper le marché de l’immobilier), en Allemagne les constructions sont aussi sinon plus performantes sur le plan énergétique qu’en France, sans que les promoteurs n’affichent de surcoûts

En réalité, c’est bien le coup de pouce de l’état sous forme de déduction fiscale Scellier qui crée l’emballement du marché.  Ces avantages fiscaux permettent de déduire jusqu’à 22% de la valeur du bien sous forme de réduction d’impôts sur le revenu. Dans un contexte de crédit à taux réduits, nous sommes confrontés à  un effet d’aubaine qui attire tellement les investisseurs que la demande dépasse l’offre.

Du coup, ce sont les programmes neufs en TPHE (Très Haute Performance Energétique) ou en HPE (haute performance énergétique) qui sont soldés par les promoteurs. Mais surtout, les acquéreurs risque d’avoir des déconvenues. Lorsque les vendeurs leurs font miroiter une plus-value à la revente ou un bon rendement locatif, ils oublient un peu vite que dans quelques années de nouvelles normes énergétiques rendront obsolètes les BBC.

Laisser un commentaire »

Photovoltaique : faire jouer l’expérience…

Le Midi-Libre d’aujourd’hui raconte l’histoire d’une famille abusée par un installateur de  panneaux photovoltaiques.

Tout a commencé dans les allées d’une grande surface. Un représentant leur fait miroiter les aides qui accompagnent l’installation de panneaux photovoltaiques

-un crédit d’impôt de  8 000 euros,

-’une aide de 3 000 euros de la région

-un prix de rachat de l’électricité à 0,58 euros le KW/h.

Du coup, le couple investit 25 000 euros auprès d’une société réputée dans le PVC mais qui vient de se lancer dans l’énergie solaire.

Manque de bol : les panneaux sont mal installés et le couple fait les frais de l’inexpérience de l’installateur. Résultat : 3 dégâts des eaux. Et

un préjudice de 10 000 euros. Et l’entreprise refuse de faire fonctionner la garantie.

Pour autant, tout ne finit pas mal selon le Midi Libre, le couple a pu faire réparer les panneaux et va toucher son premier chèque

annuel de 2 500 euros, grâce à la revente de l’électricité…

Laisser un commentaire »

5 conseils pour rendre son habitat plus écolo :


Pour rendre votre maison plus écolo, vous n’avez pas forcément besoin d’argent pour vous lancer dans de grands travaux sur 10 ans. Quelques petites gestes simples  permettent déjà d’économiser de l’énergie, à condition de se méfier des idées reçues, comme le rappelle très bien cet article de Ouest-France sur le Salon de la Terre :

1/ Energie : remplacer vos halogènes par des ampoules basse consommation

2/ Isolation : en hiver, fermez vos volets et tirez vos rideaux, cela contribue à garder la chaleur à l’intérieur. L’idéal étant d’investir dans des doubles ou triples vitrages.

3/ Cuisine : ne faîtes pas la vaisselle à la main. Un lave vaisselle consomme 12 à 17 litres. Alors qu’en lavant 12 couverts, on consomme 50 litres d’eau en les lavant à la main.

4/ Cuisine : dégivrer bien votre congélateur. Sinon le froid a du mal à pénétrer dans le congélateur et votre frigo dépensera 1/3 d’énergie supplémentaire.

5/ Chambre : aérez  cette pièce 20 minutes par jour au minimum, même lorsqu’il fait froid. L’air renouvelé chauffe mieux la pièce une fois qu’on met le chauffage.

Laisser un commentaire »

1 000 produits s’affichent en Vert

Parmi ce bon millier de produits qui afficheront leur bilan Carbonne, de nombreux objets d’ameublement pourront être jugés sur leur impact environnemental. Un impact qui reste encore à définir. On sait en effet que les produits alimentaires représentent 30% des émissions à effet de serre liés à la consommation des ménages.Ce label vert qui affiche le bilan carbonne de chaque produit sera disponible dans 161 enseignes, des grandes chaînes de supermarché à certaines marques de bricolage.

Un début qui sera réellement significatif pour l’environnement si comme pour le Diagnostic de Performance Energétique qui doit aujourd’hui obligatoirement accompagner l’annonce de vente d’un appartement, le consommateur dispose d’une information fiable et compréhensible.

On peut être sûr qu’à prix comparable, le client préfèrera un produit susceptible de polluer moins qu’un autre produit ou dont le bilan Carbonne est excessif. Encore faut-il que ce client ait la possibilité de comparer les empruntes carbones.

Or aujourd’hui, si on peut se réjouir de cette opération volontaire, nous devons pointer l’insuffisance des contraintes pour les distributeurs et constructeurs. Pour que cela marche, il faudra imposer les mêmes règles à tout le monde. Et si possible, envisager une taxe pénalisante pour des produits peu vertueux écologiquement ainsi qu’une exonération pour ceux qui jouent la carte de l’écologie.

Les chaînes de supermarché qui imposent déjà des biens contraintes aux fabricants auraient les moyens d’établir un équilibre favorable pour les produits qui génèrent  moins d’émission de carbone.

On pourrait même imaginer, pour inciter les français à se tourner vers des matériaux et des travaux  qui diminuent l’emprunte carbone de leur habitat, la création de crédit à taux préférentiel destiné à réalisé des travaux et qui serait soumis à des exigences environnementales. Ce levier permettrait notamment les distributeurs d’ameublement et de matériaux plus respectueux de l’environnement.

Commentaires (2) »

Le choix amer du nucléaire

Avec la crainte d’une catastrophe nucléaire majeure au Japon, il y a de quoi s’interroger sur les dernières décisions prises en France en matière de politique énergétique. Certes, nous avons vu sur ce blog que les énergies renouvellables n’étaient pas toutes exemptes de reproches. La filière photovoltaique par exemple dégage du CO2 et importe massivement des panneaux en provenance de Chine, dont les conditions de fabrication restent opaques. Mais il n’y a rien de comparable avec une énergie qui peut menacer en moins de temps qu’il n’en faut pour dire stop, la vie de plusieurs millions de personnes pendant des dizaines voire des centaines années.

Et pendant ce temps là, la filière française du nucléaire continue à vendre des centrales dans des pays émergents à la stabilité politique et économique incertaine. Comme le dit bien un journaliste militant de l’écologie, le nucléaire a totalement évacué le facteur humain en niant la possibilité d’une erreur. Il n’y a pourtant rien de plus partagé que l’erreur sur notre planète.

Espérons que nos politiques seront le reconnaître et reviendront sur leurs décisions de pénaliser les foyers et les entreprises qui ont  fait le choix de l’éolien et du photovoltaique. Car avec tous leurs inconvénients (coûts, rendement, etc.)  les énergies renouvelables peuvent nous éviter des catastrophes qui risquent de coûter très chères à notre planète.

Laisser un commentaire »

Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.